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Pourquoi je suis toujours fatiguée… alors que je fais tout pour aller bien ?

  • Photo du rédacteur: Anne-Sophie Sureau
    Anne-Sophie Sureau
  • il y a 4 jours
  • 4 min de lecture

Pendant longtemps, j'ai pensé que la fatigue disparaîtrait avec quelques jours de repos.

Je me persuadé, je tenais, j'attendais les vacances, les week-ends, une accalmie…

Pourtant, quelque chose revenait toujours.


Avec les années, j'ai compris que certaines fatigues ne se récupèrent pas seulement en dormant davantage. Elles racontent autre chose.


La fatigue…cette vieille amie qui s’installe doucement et qui finit par prendre toute la place sans laissé le temps de comprendre et qui finalement ne repart plus jamais vraiment.


Beaucoup de femmes, me demande « Pourquoi est-ce que je suis toujours fatiguée ? », la réponse n’est pas unique mais elle est souvent composée de variable similaire ; le stress, la lutte, la tolérance de trop, l’oublie de soi, la perte de confiance, la non écoute de son corps…


La fatigue que l’on lie au manque de sommeil, de repos, de vacances et bien souvent plus complexe que ça. Elle n’est pas uniquement le fruit d’un manque de ; repos, vitamines ou d’une mauvaise alimentation. La fatigue n’appartient pas uniquement au repos du corps physique.


Cette fatigue profonde, intense et sourde dont me parle les femmes que je rencontre, vient d’ailleurs.

Elle vient d’un corps en surcharge, elle vient d’un fonctionnement en roue libre sans garde-fou, sans ralentisseurs, d’un incendie intérieur attisé par la société, par les injonctions du quotidien et surtout par la force que l’on met à tenir plutôt qu’à ralentir.


Et si cette fatigue était le signe d'un système nerveux resté trop

longtemps en état d'alerte ?


Une alerte profonde avec laquelle on vit chaque jour, une alerte que l’on porte au quotidien, un sac à dos trop lourd mais qu’on ne dépose pas.


Mais pourquoi mon corps réagit-il comme ça ?


Ce moment où le corps commence à parler. Tu sens ces tensions en toi ? Les raideurs ? La lourdeur ? Les crispations ? Que fais ton corps ? Il se prépare … à fuir.

A réagir à une attaque, un danger. Mais y a-t-il réellement un danger ? ou un mirage ? Celui de la charge mentale.


90% des femmes me disent, « je n’en peux plus de tout gérer ». Gérer ce n’est pas être. Gérer c’est organiser, planifier, adapter, réparer, corriger, accompagner, soutenir, …. Gérer, c’est ça, la charge mental !


Peut importe le nom ou la façon de la nommer la sensation qui en découle est la même, le cerveau qui ne s’arrête jamais, les pensées qui tournent au rythme d’une machine à laver en mode 1200tours.

Ce rythme incessant qu’on ne sait plus comment arrêter, ce rythme qui épuise. Cet état ou le cerveau à prit les commandes tel un train fou qui ne s’arrêtera pas même en vacances, même au repos, même à l’autre bout du monde. On ne récupère plus, parce que ça ne s’arrête plus.


Ici, commence la bataille entre le corps et le mental. Le mental commande, dirige, gère, le corps crie, supplie, implore le ralentissement.


Et tel un tyran sans limite, la tête contrôle, toujours plus, toujours plus fort. Bienvenue dans le monde de la to do liste, de l’hypercontrôle, qui emmène doucement mais surement à la saturation.

Quand la coupe est pleine !


Une cliente m’a demandé « Pourquoi je ne supporte plus mes enfants, mon mari, mes amis ? » Tout devenait pour elle insupportable, intolérable, fatiguant.

En prenant le temps d’observer la situation sous un autre angle, ce n’était pas les autres le problème ! Le problème, ce qu’elle ressentait et qu’elle ne verbalisé par encore, c’était son état de saturation, son état d’alerte permanente qui ne lui laissé plus aucun espace pour apprécier la vie autour d’elle et pour se ressourcer. Elle était devenue irritable, impatiente, froide. Elle subissait ça vie.


Et puis arrive cet état ! Celui où tout demande un effort. Pourquoi ? pourquoi c’est si dur ? pourquoi je n’y arrive pas ? pourquoi rien ne change ? Pourquoi moi ?

Vous n’êtes pas incapable, sans volonté ou faible. Vous êtes en alerte permanente, vous êtes en mode survie.


Vous ne vivez plus, vous survivez.


Vous vous sur adapté, par peur de changer. Vous s’accepté de tenir, par peur de l’inconnue. Vous continué à croire, par manque de confiance. Votre vie défile et vous en êtes le spectateur du premier rang.


Bonne nouvelle, votre corps n'est pas contre vous ! Il essaie de vous protéger. Cette fatigue est un signal, comme une vielle amie qui vous dit « Ralentie ».


Comment retrouver de l'énergie durablement ?


Le début du chemin c’est de comprendre ce que votre corps essaie de vous dire. Ce n’est pas un ennemi, c’est un messager qui lutte pour retrouver votre attention.

Vos émotions, vos croyances, votre système nerveux, tous demandent à retrouver de la considération. Ralentir, pour enfin écouter.


Ralentir n’est plus une rustine qui permet de tenir mais devient un outil qui soutient votre fonctionnement.


Petit à petit vous ressentez du calme, de l’apaisement et puis l’énergie est là. Elle arrive doucement comme un invité surpris que l’on n’attendait plus.


Vous comprenez maintenant que personne ne peut faire se chemin pour vous, ralentir, quitter le mode survie pour aller de la survie à la vie.


Si vous vous reconnaissez dans cet article, une première séance peut vous aider à comprendre ce qui entretient votre fatigue et à retrouver un premier apaisement.

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Anne-Sophie Sureau

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